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Intervenir le moins possible, y compris en vinification !

« Ce qui me tient beaucoup à coeur, c'est d’être le plus en retrait possible par rapport à ma vigne et à mes vins », déclare Claude Loustalot du Domaine Bru-Baché, dans le Jurançon.

« Je ne veux pas façonner les vins à mon image, mais au contraire les laisser refléter l'endroit où la vigne a poussé et comment. J’essaie d’intervenir au minimum. Quand on respecte plus la vigne, on respecte les gens avec qui on travaille, on respecte le client, en lui servant quelque chose le plus naturel possible. C’est ainsi qu'on s'épanouit et qu'on est heureux, je pense. »

Cet engagement concerne autant la viticulture que la vinification. Claude n'utilise aucune technique pour essayer de favoriser des arômes et les structures. Il vinifie de la manière la plus naturelle possible.

« Le fait de cultiver de cette manière-là fait que la vigne va explorer au mieux le sol et le sous-sol. Nous laissons donc réellement s’exprimer les terroirs par le végétal. Ensuite au niveau de la vinification nous n’apportons pas de levures, ou quoi que ce soit. C'est donc réellement le reflet de ce raisin-là, qui a capté ces levures-là, qui est comme ça à cet endroit-là et, à quelques kilomètres plus loin, ce ne serait peut-être pas la même chose. C’est pour ça qu’au niveau des vinifications, on essaie d'intervenir au minimum et de laisser faire au maximum les choses. 

Le Jurançon a ses caractéristiques et, par des techniques de vinification, on peut les modifier. Je suis contre cela. Je suis pour respecter l’équilibre naturel ! Le raisin nous donne un certain équilibre entre la sucrosité et l’acidité, et j'essaie de le conserver et de le mettre en avant, au lieu de gommer certaines choses pour favoriser ou du sucre ou de l’acidité. C'est ce respect-là, que je recherche. La nature nous donne un équilibre. Nous devons le conserver et le mettre en avant, et non essayer de le gommer et de faire des vins un peu plus standards et commerciaux.

L'origine du Jurançon, c'est vraiment ici. Ce sont les cépages locaux : les Manseng, le Petit Manseng et le Gros Manseng qui s'expriment à leur manière, ici. Après on peut les planter dans le monde entier, mais ils ne s'exprimeront pas de la même manière. Ils vont s'exprimer d'une manière différente, en fonction du sol et du climat, et de la vinification bien sûr, et donc c'est pour ça que je laisse faire au maximum les choses pour qu’ils s'expriment réellement tels qu'ils sont, ici. Si on commence à intervenir énormément au niveau des vinifications, on va obtenir un produit qu'on peut obtenir à l'autre bout de la Terre. Il suffit d'être interventionniste, pratiquer des techniques de vinification pour favoriser des arômes mais, là, on perd notre identité. »